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Histoire du Pays

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Tout au long de son histoire, la Drôme des Collines est restée une terre de passage mais aussi de conflits.

Entre langue d’oi et langue d’oc, la Drôme des Collines, au carrefour des cultures, possède une histoire riche, où s’entremêlent des témoignages culturels et paysagers de l’histoire de notre Région et de la France.

De la grande Histoire, aux petites histoires, vous pouvez retrouver au fil de vos visites, un patrimoine varié forgé par le temps et les Hommes...


La préhistoire, au carrefour des innovations

Par sa position au croisement des vallées du Rhône et de l'Isère, la Drôme des Collines a été rapidement peuplée et a bénéficié des progressions techniques de l'agriculture.
Aussi retrouve-t-on déjà à St Uze des poteries datant de 4000 ans avant JC.
Sites à voir : Grotte de Thaïs (Royans), musée de Valence

La pax romana, quelques vestiges

Au fil des migrations successives, notre territoire fut finalement habité par la tribu celte des Allobroges puis gouverné par les romains suite à la défaite de cette tribu à Chateauneuf sur Isère (121 avt JC). De cette période romaine, il ne reste que quelques vestiges (autels, fresques, pièces de monnaie) même si la toponymie de certains villages (Peyrins, Genissieux) est issue des Villae (grande ferme romaine).
Site à Voir : Fresque au musée de Valence, le torobole de Tain

Des mottes pour se protéger qui ont façonné le Paysage

tourisme dromeLes invasions Barbares mirent fin au contrôle du territoire par l'empire romain. Puis, malgré l’appartenance successive aux Royaumes des Burgondes, des Francs (534) et de Bourgogne, l'autorité de l'Etat, sur la Drôme des Collines, était relativement faible si bien qu'elle resta sous la menace d'ennemis. C'est ainsi que s'établirent sur nos collines de nombreuses mottes.

Les mottes étaient des buttes de mollasse, parfois retaillées, sur lesquelles était construite une tour fortifiée. Elles servaient de refuge aux paysans, qui y stockaient également leur bétail en temps de crise. Ces mottes ont également marqué la toponymie de notre territoire (La Motte de Galaure).

Un patrimoine religieux remarquable

tourisme rhone alpesL'organisation religieuse, au millénaire, compensa également la défaillance du pouvoir. Elle laissa un patrimoine religieux remarquable, dont l'architecture originale, d'abord romane puis gothique, associa les influences bourguignonnes, provençales ou encore auvergnates. Les collégiales de St Barnard (dont l'établissement fit à l'origine de la Ville de Romans), de St Donat, l'église de Chantermerle les Blés, le prieuré de Manthes sont parmi les plus beaux éléments patrimoniaux médiévaux que compte la Drôme des collines.


Sites à voir: St Barnard, St Donat,  Chantermerle les Blés (photo), le prieuré de Manthes, St Antoine l’Abbaye

Tandis qu’au Nord de la Drôme des Collines commença la création du Dauphiné

Au XI ème siècle, le Comte d'Albon, Guigues 1er, dont les possessions dominèrent le Nord de la Drôme des collines (actuel territoire de Rhône Valloire) fut à l'origine du Dauphiné, après que l'archevêque de Vienne lui donna en fief la partie sud du Comté de Vienne. Des lors, au fil des annexions (par mariages, héritages et achats) et profitant de la faiblesse du pouvoir, ses descendants, nommés les Dauphins, furent à la tête d'une entité territoriale autonome recouvrant en partie la Drôme, l'Isère et les Hautes Alpes. La ville de  Romans, dont la croissance et l'enrichissement devenaient significatifs fut annexée en 1342. Toutefois, le Dauphin de l'époque (Humbert II), ruiné, vendit le Dauphiné à la France. L’acte officiel, répondant au nom curieux de Transport, se déroula à Romans.
A voir : tour d'Albon

Du XVI ème au XVIIIème siècle, entre prospérité et graves crises.

patrimoine historiquePassé la guerre de 100 ans, notre territoire, alors rattaché à la France, connu une période de prospérité, notamment grâce à la mise en place de foires libres, aux échanges commerciaux facilités par le passage de la route d’Avignon et au développement de la draperie.

Néanmoins, la Drôme des Collines, comme une grande partie de la France, endura les guerres de religion, subit des épidémies de pestes et connu même une grave crise sociale. En effet, les paysans et contribuables citadins exprimèrent leur mécontentement, durement réprimé, envers les fortes charges d’imposition.

 Cette révolte atteignit son paroxysme à Romans lors du carnaval sanglant de 1580. Puis, avec le XVIIème  et le XVIIIème siècle, le territoire s’est reconstruit avec un réseau routier plus efficace, l’amélioration des méthodes agricoles et le développement de la soie qui perdura pendant 2 siècles et demi.
A faire : le Carnaval de Romans en février
A voir : Château de Triors, Maisons renaissances à Romans

Et si les idées de la révolution étaient nées à Romans ?

Bien que la révolution ait été vécue relativement calmement dans nos contrées, la ville de Romans accueillit les Etats Généraux du Dauphiné le 1 décembre 1788. Cette rencontre, rassemblant les députés de Dauphiné, suite aux événements de Vizille et Grenoble allait définir des propositions qui seront reprises lors des Etats généraux de Versailles en 1789.

La Drôme des Collines «moderne» et les débuts de la révolution industrielle

CultureAu 19ème siècle, la région a été un lieu privilégié de passage des diverses troupes françaises et étrangères  avec la vallée du Rhône pendant l’expansion et la chute de l'Empire napoléonien. La légende veut que les autrichiens de passage apprécièrent le pain local, goûtant en fait la célèbre pogne de Romans sans le savoir. Passeront également sur le territoire les troupes en partance pour l'Algérie en 1830 et 1870.
En matière économique, le territoire actuel s'est construit à travers une histoire industrielle mouvementée et en lien avec l'évolution du monde agricole. Dans la campagne d'hier, trois productions  permirent à la petite exploitation rurale de se maintenir : la sériciculture (élevage du ver à soie), la vigne et le tabac.

Dans les agglomérations,  l’expansion de la Chaussure, à partir du milieu du 19ème siècle stimula les tanneries locales avant de prendre son essor à Romans sous l’effet de la mécanisation et l’arrivé de Chemin de fer, tandis que  Bourg de Péage devint un haut lieu de production de la Chapellerie.

Des entreprises de métallurgie, de mécanique et de céramique se développèrent  également respectivement à  St Uze-St Barthélemyde Vals et à St Vallier. Outre les témoignages formés par ces anciennes manufactures, la région, et surtout Romans, garde de cette époque une certaine tradition syndicale.
A Voir : Musée de la chaussure à Romans
Maison de la Céramique à Saint Uze

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